Monnaie bali : comprendre les spécificités et l’usage local

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Arriver à Bali avec ses euros bien rangés dans le portefeuille et se retrouver, une heure plus tard, à compter des liasses de billets colorés aux multiples zéros, c’est un petit choc que vivent presque tous les voyageurs. La monnaie Bali, la roupie indonésienne, semble déroutante au début, mais elle raconte beaucoup de choses sur l’économie locale, la place du tourisme Bali et même sur la manière dont les Balinais négocient, paient et vivent au quotidien. Entre les distributeurs capricieux, les billets froissés refusés par certains commerçants et les applications de paiement qui se développent en ville, comprendre l’usage monnaie sur l’île permet d’éviter pas mal de sueurs froides à la caisse d’un warung ou au guichet d’un bureau de change.

Au fil des années passées ici, j’ai vu des familles perdre une demi-journée à cause d’un retrait bloqué, des backpackers payer des frais bancaires monstrueux, mais aussi des voyageurs ultra sereins parce qu’ils avaient pris le temps de se renseigner. Ce guide plonge dans les spécificités locale de la roupie indonésienne : comment lire les billets, où changer son argent, quels moyens de paiement privilégier selon la situation, comment respecter la culture monétaire balinaise, et surtout comment rester maître de votre budget. L’objectif est simple : que chaque transaction Bali, du café de bord de route à la villa avec piscine, devienne un geste fluide et sans stress.

En bref

  • Monnaie officielle : la roupie indonésienne (IDR, ou Rp) est la seule utilisée pour tout paiement local à Bali, des marchés aux hôtels.
  • Taux de change : 1 € vaut en moyenne plusieurs dizaines de milliers d’IDR ; les taux varient légèrement au fil des semaines, d’où l’intérêt d’une appli de conversion.
  • Billets pratiques : les coupures de 20 000 et 50 000 IDR sont idéales pour le quotidien, tandis que les pièces ont peu d’importance dans l’usage monnaie réel.
  • Change d’espèces : privilégiez les banques et bureaux « Authorized Money Changer » plutôt que les guichets de rue aux taux trop alléchants.
  • Cartes et apps : la carte bancaire marche bien dans les zones touristiques, avec commissions fréquentes ; les espèces restent indispensables dans les warungs et villages.
  • Arnaques classiques : faux billets, calculatrices truquées, distributeurs douteux ; la vigilance et le comptage systématique sont vos meilleurs alliés.
  • Budget type : de 30–40 € par jour pour un voyageur « roots » à plus de 150 € pour les villas confort, selon votre style de tourisme Bali.
  • Pourboires : non obligatoires mais très appréciés, avec de petites sommes en IDR qui font une vraie différence pour les salariés locaux.

Monnaie Bali : comprendre la roupie indonésienne et ses particularités

Pour vraiment saisir comment fonctionne l’argent Bali, il faut commencer par apprivoiser la roupie indonésienne, cette devise pleine de zéros qui intrigue tant les nouveaux arrivants. Officielle depuis l’après-guerre, elle circule partout dans l’archipel, et Bali ne fait pas exception. Sur les menus, les tickets de parking ou les offres d’excursions, vous verrez presque toujours des montants à cinq ou six chiffres. Un nasi goreng dans un warung de quartier tourne souvent autour de 25 000 à 40 000 IDR, une course de taxi local autour de 50 000 à 100 000 IDR, et une nuit en guesthouse simple autour de 250 000 à 400 000 IDR.

En pratique, l’euro se convertit en dizaines de milliers de roupies. Pour simplifier mentalement, beaucoup de voyageurs divisent les montants en IDR par un chiffre rond (par exemple 20 000) pour obtenir un équivalent rapide en euros. Un billet de 100 000 IDR devient ainsi un billet d’environ 5 €, ce qui aide beaucoup lorsque vous devez décider en quelques secondes si un prix vous paraît raisonnable pour un café à Seminyak ou pour un smoothie dans une rizière près d’Ubud.

Les billets, eux, forment un arc-en-ciel. Vous croiserez surtout les coupures de 100 000, 50 000, 20 000, 10 000, 5 000, 2 000 et 1 000 IDR. Les deux plus grosses, souvent rouge et bleu, servent pour les dépenses plus importantes : nuits en hôtel, location de scooter sur plusieurs jours, note de restaurant pour un groupe. Les coupures intermédiaires (10 000 et 20 000 IDR) sont les reines des marchés, des stands de street food et des petits parkings de temple. Quand vous arrivez, demandez toujours au bureau de change d’obtenir un mélange de grosses et petites coupures : votre quotidien en sera largement facilité.

Les pièces existent bien – 1 000, 500, 200, 100 IDR – mais elles pèsent plus dans la poche que dans le budget. Souvent, les commerçants arrondissent et préfèrent glisser un billet supplémentaire plutôt que de chercher dans une boîte à pièces poussiéreuse. Il m’arrive régulièrement de rentrer du marché avec une poignée de métal qui finira dans une boîte à la maison, utilisée uniquement pour jouer avec les enfants du voisinage ou pour payer un parking de moto.

Cette abondance de zéros a aussi un effet psychologique intéressant sur la culture monétaire. Payer un repas « 50 000 » sonne impressionnant quand on prononce le chiffre, mais la conversion rappelle que ce n’est qu’une poignée d’euros. Résultat : certains voyageurs dépensent plus facilement, pensant que « tout est bon marché ». C’est vrai pour certains postes (nourriture locale, quelques transports), mais nettement moins pour les cafés branchés, les beach clubs ou les villas Instagram. Comprendre l’échelle réelle de la roupie est donc crucial pour ne pas exploser son budget en quelques jours.

Pour approfondir ces bases et comparer vos impressions avec d’autres globe-trotteurs, des guides détaillés comme cet article dédié à la monnaie à Bali ou encore ce guide complet sur la roupie balinaise donnent un excellent panorama. Ils complètent parfaitement ce que vous verrez sur le terrain en vous offrant un regard plus chiffré sur l’économie locale.

Une fois ce fonctionnement de base intégré, tout devient plus simple : la prochaine étape consiste alors à savoir où et comment se procurer ces fameux billets, depuis votre arrivée à l’aéroport jusqu’aux escapades dans les rizières.

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Changer son argent à Bali : banques, bureaux de change et premières transactions

Le premier contact concret avec l’argent Bali se fait souvent à l’aéroport. Après le contrôle des passeports, la tentation est grande de tout changer sur place. Pourtant, les taux proposés à l’arrivée sont rarement les plus intéressants. Ils suffisent largement pour payer un taxi, un snack et quelques bouteilles d’eau, mais l’idéal est d’y convertir seulement un petit montant, le temps de rallier votre hébergement. Pour préparer ce moment clé, certains voyagent avec quelques rupiah achetées en amont dans leur pays, mais ce n’est pas obligatoire.

Dès que vous quittez l’aéroport – pour lequel vous trouverez d’ailleurs des conseils pratiques dans ce guide sur l’aéroport de Bali – vous croiserez une multitude de panneaux « Money Changer ». Là, un principe simple s’applique : si le taux affiché semble trop beau pour être vrai, c’est qu’il l’est probablement. Les bureaux fiables s’affichent comme « Authorized Money Changer », avec des vitrines propres, des reçus systématiques et des employés qui comptent les billets bien en vue. Dans les petites échoppes sombres promettant des taux miraculeux, les histoires de voyageurs ressortant avec un montant inférieur à celui attendu ne manquent pas.

Changer son argent en banque (BCA, Mandiri, BNI…) reste la solution la plus sûre, même si l’expérience peut être un peu plus longue, avec prise de ticket, photocopie du passeport et attente dans une salle climatisée. Beaucoup de nouveaux arrivants apprécient cette étape comme un premier moment de calme après la frénésie de l’arrivée. C’est aussi l’occasion d’observer comment les Balinais gèrent eux-mêmes leurs transaction Bali, toujours avec un mélange de rigueur et de nonchalance souriante.

Les distributeurs automatiques (ATM) complètent le tableau. Dans les zones touristiques comme Seminyak, Canggu ou Ubud, ils sont presque à chaque coin de rue. En revanche, dès que vous partez vers des secteurs plus reculés – par exemple au nord d’Ubud, près des rizières de Tegalalang dont un descriptif détaillé est disponible dans ce guide sur Tegalalang – ils deviennent plus rares et méritent un minimum de planification.

Une fois le premier change effectué, la vraie vie commence : loger, manger, se déplacer. C’est là que se pose la question suivante, essentielle pour l’organisation du quotidien : quelles sont les meilleures combinaisons entre billets, cartes bancaires et paiements mobiles pour que chaque paiement local reste simple et maîtrisé ?

Usage monnaie à Bali : espèces, cartes bancaires et paiements mobiles au quotidien

La première chose qui surprend les voyageurs une fois installés dans leur hôtel ou leur homestay, c’est à quel point la vie quotidienne repose encore sur les billets. L’usage monnaie à Bali demeure largement centré sur le cash, surtout dès que l’on s’éloigne des grandes artères touristiques. Imaginez Léo et Clara, un couple venu de Lyon pour trois semaines : ils payent leur villa à Canggu par carte, mais pour le warung du coin, la laverie, le parking du scooter ou une noix de coco fraîche sur la plage, impossible d’échapper à la liasse de roupies.

Les cartes Visa et MasterCard sont bien acceptées dans les hôtels, restaurants et boutiques fréquentés par les touristes, mais presque toujours avec une commission de 2 à 3 %. Beaucoup d’établissements affichent d’ailleurs un petit panneau près de la caisse indiquant ce supplément. Sur le moment, ces chiffres peuvent paraître anecdotiques, mais sur un séjour complet, ils finissent par représenter plusieurs dizaines d’euros. C’est l’une des raisons pour lesquelles de nombreux guides, comme ce dossier très complet sur l’argent et la monnaie à Bali ou encore ce guide pratique sur la gestion de l’argent, recommandent un mélange bien dosé entre espèces et carte.

Sur le terrain, une règle simple fonctionne très bien : prévoyez de régler en cash tout ce qui relève du quotidien local (repas dans un warung, petites courses, essence, parkings, entrées de petits temples) et réservez la carte pour les dépenses plus importantes et ponctuelles (nuits d’hôtel, location de voiture avec chauffeur, centres de plongée). Les applications de paiement locales, comme OVO ou GoPay, progressent dans les villes, surtout auprès des jeunes Balinais, mais restent rarement accessibles aux voyageurs fraîchement arrivés sans compte bancaire indonésien.

Les distributeurs, eux, représentent une solution pratique pour renflouer régulièrement votre stock de rupiah. Ils appliquent habituellement des frais avoisinant les 4 % côté banque locale, auxquels s’ajoutent ceux de votre banque d’origine, sauf si vous utilisez une néobanque pensée pour l’international. Là encore, de nombreux expatriés – dont je fais partie – ont adopté des cartes spécialisées dans les paiements à l’étranger. Elles limitent drastiquement les commissions sur chaque transaction Bali, surtout lorsqu’on retire des montants raisonnables (l’équivalent de 100 à 150 €).

Les montants maximum par retrait, souvent autour de 2 à 3 millions d’IDR, peuvent surprendre. Cela signifie parfois effectuer deux retraits successifs pour couvrir une grosse dépense, par exemple une villa payée en espèces sur place. Dans ce genre de situation, mieux vaut choisir un distributeur attenant à une banque, en journée, et garder précieusement le reçu. Cette simple habitude évite une bonne partie des angoisses que l’on voit passer sur les groupes de voyageurs.

Si l’on prend un peu de recul, l’usage monnaie dans la vie balinaise révèle aussi un rapport particulier au temps. La négociation fait partie du jeu, le paiement se fait avec le sourire, et il n’est pas rare que le vendeur vous propose un rabais « pour aujourd’hui seulement » en vous glissant quelques billets de plus dans le rendu de monnaie. Comprendre ce rythme, cette souplesse, aide à s’intégrer sans crispation à la scène économique de l’île des dieux.

Lorsqu’on maîtrise ce jeu entre cash et carte, la question suivante se pose naturellement : comment éviter les frais bancaires superflus et les mauvaises surprises, surtout quand on multiplie les retraits et les paiements dans des lieux très différents, de Seminyak à Amed ?

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Transactions Bali : frais bancaires, retraits et petites astuces de voyageur

Les frais bancaires font partie de ces coûts invisibles qui grignotent un budget de voyage sans que l’on s’en rende compte. Chaque retrait à un ATM, chaque paiement par carte dans un restaurant ou un beach club peut entraîner une série de petites commissions qui, accumulées, finissent par financer un massage ou un bon dîner que vous auriez préféré vous offrir. C’est pour cela que les experts du voyage, comme ce guide complet sur l’argent à Bali, insistent sur la préparation en amont.

Avant même de poser le pied sur l’île, le plus efficace consiste à vérifier auprès de votre banque les conditions exactes des retraits et paiements à l’étranger. Certaines facturent un pourcentage du montant, d’autres un forfait par opération, d’autres encore proposent des options « monde » temporaires. Connaître ces détails permet de décider si vous devez privilégier de gros retraits espacés (avec plus de cash sur vous) ou des retraits plus petits mais plus fréquents. Dans tous les cas, évitez les retraits de montants dérisoires : un retrait équivalent à 20 € peut parfois coûter plus de 3 € en frais.

Les néobanques et cartes spécialisées dans le voyage jouent ici un rôle clé. Elles réduisent considérablement les coûts, et leurs applications mobiles donnent une vision immédiate de vos dépenses, converties dans votre devise d’origine. De nombreux expatriés à Bali les utilisent au quotidien, que ce soit pour payer un coworking à Canggu, un cours de surf à Kuta ou une excursion vers les rizières de Tegalalang. J’ai vu plus d’un backpacker soulagé après avoir découvert à quel point ces solutions changeaient la donne dans la gestion de leur argent Bali.

Une autre astuce, plus terre à terre mais redoutablement efficace : toujours refuser l’option de « conversion dynamique » proposée parfois par les terminaux de paiement ou certains distributeurs. Elle consiste à vous facturer en euros directement, avec un taux de change fixé par l’opérateur et rarement avantageux. Acceptez plutôt d’être débité en roupies, et laissez votre propre banque appliquer le taux, souvent meilleur.

Les applications de conversion de devises, elles, sont devenues les nouvelles boussoles de voyage. Avec une appli comme Wise ou XE, le réflexe de vérifier le montant réel de chaque dépense devient naturel en quelques jours. Vous voyez ainsi immédiatement si le prix d’un taxi pour rejoindre les activités de Seminyak est cohérent ou si l’on vous propose un tarif bien au-dessus de la normale. À force, vous mémorisez une grille de prix locaux, ce qui rend la négociation plus juste et plus détendue pour tout le monde.

Lorsqu’on a réussi à optimiser ces aspects techniques, une autre couche du système monétaire balinais apparaît : celle des pièges à éviter, des faux billets et des bureaux de change douteux. C’est un passage obligé pour voyager l’esprit tranquille, sans se laisser voler de précieux rupiah par négligence ou manque d’informations.

Arnaques, faux billets et spécificités locale à connaître avec l’argent Bali

La grande majorité des Balinais travaillent dur et jouent le jeu avec une honnêteté admirable, surtout lorsqu’ils se rendent compte que vous faites l’effort de comprendre leur culture monétaire. Mais, comme partout où le tourisme est très présent, quelques individus profitent de la confusion liée à la monnaie Bali pour tendre de petits pièges. Les faux billets et les bureaux de change fantaisistes figurent parmi les histoires qui circulent le plus souvent sur les réseaux de voyageurs.

Le faux billet se repère généralement à la fois à la vue et au toucher. Les vraies coupures présentent une texture légèrement rugueuse sur certains motifs, des filigranes visibles à la lumière, une bande de sécurité et parfois des éléments brillants. Quand vous retirez de l’argent à un distributeur ou changez une grosse somme dans un bureau fiable, gardez un ou deux billets comme référence. Ensuite, lors de vos dépenses importantes (location de scooter sur un mois, paiement d’une excursion privée, achat d’artisanat de valeur), comparez rapidement la texture et les détails des billets reçus avec votre « modèle ». En quelques secondes, vous serez capable de repérer les anomalies les plus grossières.

Les bureaux de change constituent un autre terrain classique pour les mésaventures. Certains affichent des taux très attractifs sur une grande pancarte mais ajoutent ensuite des « frais » cachés ou profitent d’un moment de distraction pour retirer quelques billets lors du comptage. Pour limiter ces risques, adoptez un protocole invariable : vérifiez le taux, confirmez le montant exact à recevoir, observez le comptage devant vous, recomptez vous-même à voix haute, puis ne quittez pas le comptoir tant que tout n’est pas clair. Plusieurs guides détaillés, comme ce mode d’emploi pour changer votre monnaie ou ce focus sur la monnaie indonésienne, insistent d’ailleurs sur ce rituel, simple mais redoutablement efficace.

Une autre petite scène fréquente : le vendeur qui utilise une vieille calculatrice aux touches fatiguées, dans un marché très fréquenté. Vous négociez le prix d’un sarong ou d’un masque en bois, vous tombez d’accord, il tape le montant, vous acceptez… puis, plus tard, en vérifiant, vous réalisez qu’un zéro s’est « ajouté » au passage. Pour éviter cette situation, n’hésitez jamais à saisir vous-même le montant sur votre téléphone ou à répéter clairement, en anglais, la somme convenue avant de payer. Un « So, fifty thousand, right ? Five-zero-zero-zero-zero ? » permet souvent d’éviter les ambigüités.

Dans l’ensemble, ces petites mésaventures restent minoritaires, surtout si vous adoptez une attitude attentive sans tomber dans la paranoïa. La plupart des Balinais ont conscience que leur réputation dépend aussi de la façon dont ils traitent les visiteurs. Ils savent que le tourisme Bali fait vivre de nombreuses familles et que chaque mauvaise expérience peut se retrouver racontée sur les réseaux. Ce contexte les pousse en général à la transparence et, souvent, à un supplément de bienveillance envers les voyageurs un peu perdus avec tous ces zéros.

Après avoir abordé cette partie plus sensible, il devient intéressant de replacer la monnaie dans un cadre plus global : celui du coût de la vie, des budgets types pour différents profils de voyageurs et de la manière dont quelques habitudes peuvent transformer votre rapport à l’argent Bali pendant tout le séjour.

Économie locale, budgets types et coût de la vie à Bali

Bali a longtemps été considérée comme une destination très bon marché, et c’est encore vrai si l’on vit « à la locale » : warungs, chambres simples, déplacements en bus ou en scooter. Mais avec l’essor des villas, des cafés design et des activités premium, l’économie locale s’est progressivement segmentée. On peut vivre sur l’île avec 600 € par mois comme avec 3 000 €, selon son mode de vie. Les voyageurs de passage, eux, découvrent rapidement que tout dépend de la manière dont ils utilisent leur monnaie Bali.

Un backpacker prêt à dormir en dortoir, à manger principalement dans les échoppes locales et à se déplacer en scooter partagé peut s’en sortir avec 30 à 40 € par jour, hébergement compris. À l’inverse, un couple optant pour une villa avec piscine, des soirées dans les beach clubs et des excursions privées peut atteindre facilement 150 à 200 € quotidiens. Entre ces deux extrêmes, la plupart des voyageurs se situent autour de 70 à 120 € par jour, avec un mélange d’expériences locales et de petits plaisirs plus confortables.

Pour affiner ce budget, des ressources spécialisées, comme ce guide de gestion de l’argent à Bali ou ce retour d’expérience détaillé sur l’argent à Bali, offrent des exemples concrets de dépenses réelles. Elles complètent bien les analyses plus générales sur le coût de la vie en Indonésie, qui permettent de comprendre comment les prix à Bali se situent par rapport au reste du pays.

Ce qui frappe quand on vit ici sur la durée, c’est l’écart entre certains prix « pour les locaux » et les tarifs « pour les touristes ». Un repas très simple dans un warung non touristique peut coûter l’équivalent de 1 à 2 €, tandis que le même plat dans un restaurant design de Canggu s’affiche facilement à 6 ou 7 €. De même, un massage de quartier peut tourner autour de 80 000 à 120 000 IDR, alors qu’un spa haut de gamme facture plus d’un million de roupies pour une expérience très similaire, mais dans un décor différent.

Cette dualité illustre la manière dont le tourisme Bali influence la valeur de la roupie sur l’île. Les Balinais eux-mêmes naviguent quotidiennement entre ces deux mondes : achats au marché traditionnel pour la famille, cafés plus tendance pour les rencontres entre amis, prestations touristiques lorsqu’ils travaillent comme chauffeurs ou guides. En observant cette circulation de l’argent, on comprend mieux pourquoi, pour beaucoup d’habitants, un petit paiement local supplémentaire sous forme de pourboire peut représenter un vrai bonus par rapport au salaire fixe.

Une fois ce tableau dressé, il reste un dernier aspect à explorer pour vraiment saisir les spécificités locale de la monnaie balinaise : la manière dont les pourboires, les dons et certaines formes de monnaie traditionnelle s’entremêlent avec les rituels, les offrandes et la vie sociale de l’île.

Culture monétaire balinaise : pourboires, dons et monnaie traditionnelle

L’argent, à Bali, ne se résume pas à des chiffres et des billets. Il s’inscrit aussi dans un tissu de coutumes, de symboles et de gestes du quotidien. Dans un temple, dans une cérémonie de village ou lors de la visite chez une famille d’accueil, la monnaie traditionnelle côtoie la roupie moderne, et le paiement local prend parfois la forme d’un don ou d’une offrande. Comprendre cette dimension culturelle permet d’éviter les maladresses et de mieux saisir pourquoi certains montants, apparemment modestes, ont un poids réel dans la vie de ceux qui vous accueillent.

Commençons par les pourboires. Contrairement à certaines destinations où le tip est quasi obligatoire et systématisé, Bali se situe dans une zone plus nuancée. Le service charge et la government tax (souvent 10 + 5 %) sont déjà inclus dans de nombreux restaurants et hôtels orientés vers les touristes. Dans ces cas-là, rien ne vous oblige à ajouter quoi que ce soit, même si quelques billets supplémentaires restent toujours appréciés pour un service particulièrement attentionné. Dans les warungs, en revanche, la note est plus brute : laisser 5 000 à 20 000 IDR sur la table pour un bon repas partagé avec un grand sourire est un geste très bien perçu.

Pour les chauffeurs, guides ou masseurs, le pourboire se calcule généralement en fin de prestation. Une somme comprise entre 20 000 et 50 000 IDR pour une courte course ou un soin, et davantage pour une journée complète d’excursion privée, constitue un repère courant. Là encore, la clé est de garder sous la main des petites coupures en nombre. Rien de plus frustrant que de vouloir remercier quelqu’un et de ne trouver dans son portefeuille qu’un billet de 100 000 IDR, que l’on hésite à donner parce qu’il impacte largement son budget.

Au-delà de ces usages, la culture monétaire balinaise se manifeste aussi dans les offrandes et les dons faits aux temples. Sur beaucoup de sites, une petite boîte recueille les contributions volontaires. Glisser quelques billets de 5 000 ou 10 000 IDR, sans ostentation, s’inscrit dans un geste de respect pour l’entretien du lieu et pour la communauté qui y officie. Lorsqu’on est invité à une cérémonie ou à une fête de famille, il n’est pas rare que la participation prenne la forme d’une enveloppe contenant de la roupie plutôt qu’un cadeau matériel.

Ces usages coexistent avec une évolution rapide liée au développement du tourisme Bali. Dans certaines zones très fréquentées, l’argent circule en quantités bien supérieures à ce que les infrastructures et les traditions locales avaient l’habitude de gérer. Cela crée parfois des tensions, mais aussi des opportunités pour ceux qui réussissent à trouver un équilibre entre modernité et préservation des rituels. La manière dont les Balinais jonglent entre ces différentes formes d’argent Bali raconte, en filigrane, l’histoire d’une île en pleine transformation.

Pour ceux qui souhaitent approfondir ce sujet, des analyses plus générales sur la roupie indonésienne, comme cette présentation détaillée de la monnaie balinaise ou encore ce guide pratique sur la monnaie à Bali, offrent un éclairage macroéconomique qui complète bien l’observation de terrain. Elles montrent comment la devise s’inscrit dans un système financier national, lui-même influencé par le tourisme, les exportations et les politiques monétaires.

Au final, gérer la monnaie Bali, ce n’est pas seulement réussir ses conversions ou éviter les pièges des bureaux de change. C’est aussi apprendre à lire les signaux que les prix, les pourboires et les dons envoient sur la société balinaise. Une fois que l’on perçoit cette dimension, la liasse de billets colorés que l’on compte le soir dans sa chambre ne ressemble plus seulement à un budget, mais à une histoire en cours d’écriture entre voyageurs et habitants.

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